Le jeûne indispensable à l'observance du brahmacharya-2; Autobiographie; Gandhi.

Le brahmacharya, c’est le contrôle des sens, tant en pensée qu’en parole et qu’en acte. Il n’est pas de jour où n’ait continué à m’apparaître un peu plus la nécessité de contraintes du genre de celles que j’ai énumérées plus haut. Il n’y a pas de limite aux possibilités de renoncement, de même qu’il n’y en a pas à celles du brahmacharya. Compris ainsi, le brahmacharya ne peut s’atteindre par l’effort limité. Nombreux sont ceux pour qui il ne sera jamais qu’un idéal. L’aspirant au brahmacharya ne cessera jamais d’avoir conscience de ces manquements, ne cessera jamais de traquer les passions qui rampent encore dans les recoins les plus obscurs de son coeur, et luttera sans relâche pour s’en débarasser. Tant que la pensée n’est pas complètement soumise au contrôle de la volonté, il ne saurait y avoir plénitude du brahmacharya. La pensée involontaire est une maladie de l’esprit, et soumettre la pensée signifie donc soumettre l’esprit, qu’il est encore plus difficile de courber que le vent. Mais le fait que Dieu existe à l’intérieure de l’être, rend possible même le contrôle de l’esprit. Que l’on aille pas s’imaginer que c’est là chose impossible, pour sa difficulté. C’est le but suprême. Peut-on s’étonner si l’effort requis pour y atteindre, doit, lui aussi, être suprême.

pg 263

Brahmacharya (II); Autobiographie ou mes expériences de vérité; Mohandas Karamchand Gandhi; puf; 2007

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