La consommation n'a pas de fin donc aucune égalité d'aucun genre ne pourra s'établir sur un modèle basé sur la consommation ; Henry Laborit ; La nouvelle grille.

Aussi longtemps que les hiérarchies de valeur subsisteront et qu’elles s’établiront sur la propriété par l’intermédiaire de la possession de l’information spécialisée acquise par l’apprentissage manuel ou conceptuel, les dominés chercheront à conquérir un faux pouvoir qui est celui de consommer. Or la consommation n’a pas de fin, et jamais une égalité réelle des chances et du pouvoir ne pourront s’établir sur la consommation. Le pouvoir réel qu’exige le dominé, c’est moins celui de consommer que celui de participer à la décision. Or, pour cela c’est une information généralisée et non pas seulement spécialisée qu’il doit acquérir. La nouvelle grille ; Henri Laborit ; Folio Essai ; Gallimard.Pg156]]>

Aussi longtemps que le pouvoir sera lié à la quantité d'informations spécialisée il ne sera pas possible de sortir de cette course à la productivité ; Henry Laborit ; La nouvelle grille.

On assure plus facilement son plaisir par la dominance. Autant dire que les dominants chercheront toujours à conserver le pouvoir en laissant aux dominés « la dignité » dont ils n’ont rien à faire. Et ce que les dominés chercheront à obtenir, ce n’est pas une dignité dont ils ne voient pas à juste titre à quoi elle peut leur servir, mais bien le pouvoir. Or aussi longtemps que celui-ci sera lié à l’information spécialisée permettant de s’élever dans les hiérarchies de salaires et de valeur, les sociétés humaines ne pourront sortir du stade thermodynamique de la productivité, puisque de près ou de loin ces hiérarchies ne s’établissent que sur la quantification de la participation informative spécialisée de l’individu à la production des marchandises. La nouvelle grille ; Henri Laborit ; Folio Essai ; Gallimard.Pg155]]>

Donner le pouvoir à tous signifie-t-il le retirer à certains ??? ; Henry Laborit ; La nouvelle grille.

En définitive, ne serait-il pas plus exact de revendiquer le pouvoir pour ceux qui ne l’ont pas ? Mais alors, ceux qui le possèdent doivent-ils en conséquence le perdre ? Qui ne voit que le problème est mal posé ? Donner le pouvoir à ceux qui ne l’ont pas, n’exige pas de l’enlever à ceux qui l’ont. Généraliser le pouvoir est l’objectif souhaitable, car dès lors il n’y aura plus de pouvoir. L’erreur précédente vient sans doute de la conception trop étroite qui est généralement propagée de « classes sociales », de l’opposition classique entre capital et travail. La nouvelle grille ; Henri Laborit ; Folio Essai ; Gallimard.Pg 153]]>