Indiens et politique Américaine ; Diamond

Il n’est pas inutile de rappeler quelques points de vue défendus par des hommes politiques américains :

George Washington (1732-1799), premier président des États-Unis:«L’objectif immédiat est la destruction totale de leurs villages et de leurs terres. Il faudra absolument réduire à néant leur futures récoltes et les empêcher d’en préparer d’autres.»

Benjamin Franklin (1706-17770) : «S’il entre bien dans les desseins de la Providence que ces sauvages soient balayés afin de laisser place aux cultivateurs de la terre, il ne semble pas improbable que le moyen pour y parvenir soit les boissons alcoolisées.»

Thomas Jefferson (1746-1826), troisième président des États-Unis : «Cette malheureuse race, que nous avons eu tant de mal à sauver et à civiliser, s’est, de façon inatendue, rebellée et livrée à des actes barbares. Ce faisant, elle a justifié son extermination et attend à présent que nous décidions de son destin.»

James Monroe (1758-1831), cinquième président des États-Unis:«La vie à l’état sauvage demande de pratiquer la chasse sur un territoire bien plus grand qu’il n’est compatible avec le progrès et les justes prétentions de la vie civilisée […..] elle doit donc s’effacer devant celle-ci.»

John Quincy Adams (1767-1848), sixième président des États-Unis:«Quel droit un chasseur a-t-il sur une forêt de mille kilomètres de long, dans laquelle il s’est aventuré par hasard pour y rechercher des proies?»

Andrew Jackson (1767-1845), septième président des États-Unis:«Ils n’ont ni l’intelligence, ni l’assiduité au travail, ni le comportement moral, ni le désir de s’améliorer, toutes choses qui seraient essentielles pour que leur condition évolue dans un sens favorable. Contemporains d’une autre race qui leur est supérieure, incapables de se rendre compte d’où vient leur infériorité et de chercher à y remédier, ils doivent donc nécessairement de plier à la force des circonstances et disparaître rapidement.»

John Marshall (1755-1835), président de la cour suprême des États-Unis:«Les Idiens qui habitaient ce pays étaient des sauvages, essentiellement occupés à se faire la guerre, et tirant leur subsistance de la forêt [….] La loi qui régit, et doit obligatoirement régir en général, les rapports entre le vainqueur et le vaincu ne pouvait pas s’appliquer à ce peuple dans ces circonstances. La découverte de l’Amérique par les Européens a donné à ces derniers le droit exclusif de mettre fin, par le biais d’achat de terres ou de conquête, au titre d’occupants qu’avaient les Indiens.»

William Henry Harrison (1773-1841), neuvième président des États-Unis:«Est-ce que l’une des plus belles partie du globe doit rester dans l’état de nature, une terre hantée par quelques fieffés sauvages, alors qu’elle semble être destinée par le Créateur à entretenir une vaste population, et à devenir le siège de la civilisation.»

Théodore Roosevelt (1858-1919), 26ème président des États-Unis:«Le colon et le pionnier avaient fondamentalement la justice de leur côté ; ce grand continent ne pouvait pas rester simplement à l’état de réserve de chasse pour d’ignobles sauvages.»

Général Philip Sheridan (1831-1888):«Les seules bons Indiens que j’aie jamais vu étaient des Indiens morts.»

Jared Diamond ; Le troisième chimpanzé ; Folio essai ; 1992; note de bas de page p 527-529

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